HomeBelgische Aktenstücke, 1905-1914Pagina 136

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Faut-il conclure de la visite des Souverains anglais Sollte der Besuch des englischen Herrscherpaares V
a Berlin qn’un rapprochement anglo-allemand est en in Berlin den Schlulä znlassen, dalà sich eine englisch- `
preparation, qui poursuivrait un but concret, tel que celui deutsche Annaherung anbalmt, die ein konkretes Ziel l
de l'absorption du Congo belge par l’Allemagne, nn rap- wie die Besitzergreifung des belgischen Kongos durch `
prochement de ce genre ne pouvant etre realise, comme Deutschland verfolgte`? Die `Berliner ,,Post" behauptet <
le prétend la ,,l’ost" de Berlin, que sous la forme d’une ja, daB eine solche Annäherung nur in der Form eines l
entente coloniale`? Nous sommes avertis par Fexperience Kolonialabkommens stattlinden konne. Die Erfahrun- .
de 1909 qu’un arrangement secret, concln aux depens du gen von 1909 haben uns gelehrt, dalà ein geheimes ‘
Congo par les Cabinets de Londres et de Berlin, n’anrait Abkommen zwischen den lïabinetten von London ·
rien d’impossible. Mais en 1909 il ne s’agissait que und Berlin auf Kosten des Kongos kein Ding der l
d’une faible portion dn territoire de la colonie belge, llinnogliehkeit ist. Aber im Jahre 1909 handelte es sich
dont la possession nous etait, d’ailleurs. contestee par nur nm einen geringen Teil des Gebietes der belgischen `
l`Angleterre. Anjourd’hui la ,,Post" parle, comme d’une Kolonie, dessen Besitz uns auläerdem von England be- l
chose toute naturelle, de la cession volontaire ou forcee stritten wurde. Heute sprieht die ,.Post", als ob es sich
de notre empire africain. ll n’est pas admissible, quelles um eine ganz natürliche Sache handele, von der frei-
que soient les convoitises des coloniaux et des pan- willigen oder erzwungenen Abtretnng unseres afrika-
germanistes allemands. quel’Angleterre consente a intro- nischen Reiches. Wie grolà auch immer die Begehrlich­
duire au coeur de l’Afrique une rivale dont la puissance keiten der deutschenKolonialkreise und derAIldeutscl1en
expansive et economique menacerait les colonies bri- sein mögen,so ist doch nicht anzunehmen, daiä England sich
tanniques elles-mêmes, et a lui ceder le magnifique bassin dazu bereit finden sollte, sich im Herzen Afrikas einen
l du Congo, sans que l’Allemagne soit en mesure de lui Nebenbuhler zu schaffen, dessen expansive und wirt- _
l otirir une compensation equivalente. S’il était question SCi1€l1`1Z11C1lGiK1`2l113 die englischen Kolonien bedrohen würde,
l d’un partage de notre colonie, nous pourrions commencer und ihm das prachtvolle Kongobecken abzutreten, ohne · ·"
a concevoir de legitimes inquietudes. Mais dans ce cas dalls Deutschland in der Lage vväre, ihm eine gleich­ ’
encore, il serait impossible d’exclure completement la wertige Kompensation anzubieten. Wenn die Teilung
France d’un pareil marche. Le danger paraïtrait reel unserer Kolonie in Frage stände, so hätten wir Grund,
et pressant, si le partage du Congo faisait, sous les ernstlich besorgt zu sein. Aber auch in diesem Falle
l auspices de l’Angleterre, l’objet de pourparlers secrets wäre es unmöglich, Frankreich vollkommen von einem
l entre les trois grandes Puissances qui sont nos voisines solchen Handel auszuschlieläen. Nur dann würde die
en Europe et si nos depouilles africaines devenaient Gefahr tatsächlich drohend sein, wenn unsere drei groläen
entre el es l’instrument d’un rapprochement pacitique. europäischen Nachbarreiche unter den Auspizien Eng-
, Mais les choses n’en sont pas la. Nous n’en devons pas lands insgeheim über die Teilung des Kongos heimlich
= moins, à. 1non avis, tenir l’oeil ouvert sur toutes les con- verhandelten, und wenn unsere afrikanische Hinterlassen-
l séquences possibles d’une entente anglo­allemande. schaft für sie der Weg zu einer friedlichen Annäherung
_ würde. Aber so weit sind wir noch nicht. Trotzdem
müssen wir meiner Meinung nach allen möglichen Folgen ·
, einer enfglischdeutschen Verständigung gegenüber die
* Augen 0 en halten.
ï Veuillez etc. (s.) Baron Beyens. Genehmigen Sie usw. (gez.) Baron Beyens.
l
l
ll No. 107. No. 107.
S Le Baron Guillaume, Ministre de Belgique a Paris, Baron Guillaume, Gesandter Belgiens in Paris,
a. M . Davignon, Ministre des Affaires an Herrn Davignon, Minister des Aeulläeren.
2 Etrangères.
i Paris, le 12 Juin 1913. Paris, den 12. Juni 1913.
l Monsieur le Ministre! Herr Minister!
Les journaux ont annonce que le Conseil des Mi- Die Zeitungen haben angekündigt, dalt der Minister-
§ nistres avait decide d’inviter la Chambre des Deputes a rat besehlossen hat, die Deputiertenkammer zu bitten.
t consacrer prochainement des seances supplémentaires a in nachster Zeit der Beratung des Militärgesetzes, dessen
la discussion de la loi militaire, dont il est resolua assu- Annahme er vor den Parlamentsferien zu sichern ent-
‘ rer le vote avant les vacances parlementaires. schlossen ist, auBerordentliche Sitzungen zu widinen.
’ Le fait est vrai; il m`a ete coniirme par M. le Mi- Die Tatsache ist richtig; sie wurde mir vom Minister
nistre des Aifaires Etrangeres. Le Gouvernement entend des Aeulàeren bestätigt. Die Regierung meint, daià ·
que la loi établissant le service de trois ans soit adoptee das Gesetz über die dreijährige Dienstzeit vor dem Aus-
avant que la Chambre ne se separe, düt­elle sieger au einandergehen der Kammer angenommen werden müsse,
dela du 14 Juillet. selbst wenn diese über den 14. Juli hinaus tagen müllte.
Monsieur Pichon est certain du succes de ladite loi. Herr Pichon ist des Erfolges des genannten Gesetzes
,.Nous aurons, 111,3.-12-11 dit, une belle majorité pour voter sicher. ,,Wir werden", sagte er mir, ,,eine gute Majorität
l le principe; les articles suivants réuniront des chitires für das Prinzip haben; die folgenden Artikel werden
T de voix divers et puis, pour l’ensemble du prqjet, nous unterschiedliche Stimmzahlen auf sich vereinigen, und
coinpterons un chilfre d’adherents encore plus important für die Vorlage im ganzen werden wir dann eine noch
, que pour le vote du principe." grölàere Anzahl von dafür abgegebenen Stimmen haben,
als bei der Abstimmung über das Prinzip."
· On est donc des à present certain de l’intro­ Es steht also nunmehr fest, dall in die französische
l duction dans la legislation française de dis- Gesetzgebung Bestimmungen aufgenommen werden sollen,
I positions que le pays ne pourra vraisemblablement die das Land wahrscheiulichnichtlange e_rtrage11 kann. Die
supporter longtemps. Les charges de la nouvelle Lasten des neuen Gesetzes werden fur d1eBevölkeru11g so
loi seront tellement lourdes pour la population, schwer, die Ausgaben, die es mit sich brmgt, werden so
les depenses qu’elle entraïnera seront tellement exor­ ungeheuer sein, daB das Land bald protestieren wird,
»